Lauréats du prix universitaire 2012 décerné par Association AINF
Améliorer les conditions de travail
 
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Association INterprofessionnelle de France pour la prévention des risques et la promotion de la sécurité et de la santé au travail
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Pour cette 7ème édition, l'acteur majeur du secteur ferroviaire, BOMBARDIER, a accueilli en son site de Crespin la cérémonie de remise du prix universitaire de l'association AINF. Le président du jury, Dominique DEPREZ, a décerné un prix à cinq étudiants qui ont su mettre en avant la qualité de leur travail et leur contribution active à l'amélioration des conditions de travail dans leurs entreprises respectives.

 


Les lauréats pour les meilleurs mémoires de recherche ou de stage en santé, sécurité et qualité de vie au travail sont:

Premier prix : Laetitia SEDE,
Master 1 Activités Physiques Adaptées à l'Université de Picardie Jules Verne.

Sujet de mémoire : prévention primaire des lombalgies sur s travaillant en secteur aménagement MI 09

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Deuxième prix : Jérémy PAILLET,
Master 2 HQSE à l'Université de Lille 1.

Sujet de mémoire : Mise à jour du document unique, analyse des risques chimiques, développement d'un systéme de management sécurité environnement

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Troisième prix : Justine LEROY,

ENSI de Bourges.

Sujet de mémoire : Projet d'étude ergonomique d'éaluation des risques

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Nominé : Cyprien LOGA,
Master professionnel HSQE à l'université de Lille 1.

Sujet de mémoire : Missions Hygiène sécurité

Nominée : Elodie ROLLAND,
ENSI de Bourges.

Sujet de mémoire : Le métier d'ingénieur sécurité et Environnement

Les différentes réactions des personnes intéressées, enseignants, entreprises et lauréats :

1 - Corps enseignant : Université de Picardie Jules Verne et Université de Lille 1

Personnes interviewées : Thierry WEISSLAND, Maitre de Conférence en Master Activités Physiques Adaptées à l'université de Picardie Jules Verne et Jean-Marie CHATELET, Responsable Master HSQE à l'Université de Lille 1

1. Laetitia (Picardie Jules Verne), Jérémy et Cyprien (Lille 1), étudiants au sein de votre université ont réalisé un stage chez Bombardier, Palchem et Transpole. Pouvez-vous citer 4 qualificatifs qui caractérisent une telle expérience à la fois pour l'entreprise comme pourl'étudiant ?

TW : Originalité, proximité, adaptabilité, santé

JMC : Autonomie, prise de hauteur, implication, approche client

2. L'association Ainf a récompensé aujourd'hui le travail de l'un (ou deux) de vos étudiant(s) par la remise du prix universitaire 2012. Quelles sont les premières pensées qui vous ont traversé l'esprit lorsque vous avez appris la nouvelle?

TW : j'étais trés content pour Laetitia et valorisé par l'intérét que porte l'AINF sur cette approche originale des risques professionnels : l'homme tiré vers le haut dans son travail en tenant compte de ses ressources physiques.

JMC : Que du bonheur ! L"éffet positif rejaillit sur la formation et démontre que l'on ne s'est pas trompé. Ils arrivent en début de cursus dans un état déesprit à étudiant à et ils sortent en fin de master 2 en tant que à vrais professionnels.

3. Selon vous, le sujet SST est-il un secteur déavenir pour les futurs diplômés ? Quelles spécialités en particulier ?

TW : La SST est un secteur porteur car on intervient en amont des TMS. Aujourdéhui les grands groupes sont obligés de s'intéresser à l'hygiène et aux conditions de vie des s :être en forme permet de moins se blesser. Cela génée forcément des économies pour l'entreprise. Notre approche est en devenir !

JMC : Oui, j'en suis intimement convaincu. Les spécialités qui se dégagent pour moi aujourd'hui sont l'illettrisme, les TMS et le handicap. Mais je pense qu'on décroche un emploi non pas grâce à une option, mais grâce à une personnalité !

4. Dans les prochaines années, quels axes le monde universitaire pourrait améliorer pour renforcer sa proximité avec le monde de l'entreprise ?

TW : Le format de stage d'une durée de 6 mois avec un lien trés fort entre l'université et le suiveur professionnel est une bonne formule. Reste à l'université de trouver des thèmatiques qui attirent les entreprises !

JMC : Nous allons ouvrir la formation aux contrats de professionnalisation : c'est un réel partenariat entre l'école et l'entreprise qui favorise l'échange.

2 - Entreprises : BOMBARDIER et KSB

Personnes interviewées : François DEMARET, Directeur santé sécurité sûreté environnement chez Bombardier et René SCHILD, Directeur d'établissements chez KSB

1. Laetitia (pour Bombardier) et Justine (pour KSB) ont réalisé un stage au sein de votre entreprise dans le cadre de leur mémoire. Pouvez-vous citer 4 qualificatifs qui caractérisent une telle expérience à la fois pour l'entreprise comme pourl'étudiant ?

FD : Approche méthodologique, rigueur théorique, pragmatisme, proximité des opérateurs.

RS : Apport mutuel, regard neuf sur l'entreprise, expérience, méthodologie.

2. Quelles plus-values, la mission des étudiants a-t-elle apportées à l'entreprise ?

FD : La mise en place déaméliorations, qui ont porté du fruit sur le long terme. Le nombre déaccidents de travail a trés significativement baissé sur le secteur MI 09, qui était l'un des plus accidentogènes de l'entreprise.

RS : L'analyse de Justine nous a permis d'identifier précisément les situations à risque chez KSB en matière déergonomie et de portée de charge. C'est une réelle avancée que de transformer la réglementation en une action concréte pour notre entreprise.

3. Quelles sont, selon vous les formations actuelles les plus adaptées aux problèmatiques SST de l'entreprise ?

FD : Il y a différents niveaux de formation adaptés au besoin de l'entreprise. Les formations pour les techniciens sont tout à fait adaptées pour les personnes vouées à travailler dans le traitement des eaux, la protection incendie, etc.. Tandis que les formations d'ingénieurs sont plutét réservées au poste de responsable environnement sécurité. La formation de Laetitia est intéressante, elle combine les thèmes de l'aspect physique et l'entrainement sportif qui permettent une nouvelle approche de la prévention des risques au poste de travail. Les profils que je recherche sont avant tout des jeunes diplômés avec 2 ou 3 ans déexpérience, motivés et ayant surtout le sens du terrain.

RS : Pour la sécurité au travail, il n'y a aucun doute que les formations les mieux adaptées sont celles représentées aujourd'hui! (NDLR : ENSI de Bourges, Master HSQE de Lille 1 et Master Activités Physiques adaptées de l'université Picardie Jules Verne).

4. Selon vous, les problèmatiques Santé sécurité au travail sont-elles un frein ou un levier au développement de l'entreprise ?

FD : Un levier, bien évidemment ! Avec la pression de la santé sécurité au travail sur les postes, les travailleurs avec une plus grande productivité, se blessent moins. Chez Bombardier, la sécurité n'est jamais vécue comme un frein, au contraire, la direction se donne les moyens pour améliorer en permanence la sécurité!

RS : A partir du moment où on s'intéresse à l'environnement et la sécurité à un poste de travail, on est obligé déanalyser les processus, on optimise à tous les coups le poste et donc la productivité. Cela représente un coét mais une meilleure productivité passe forcément par l'investissement dans l'outil de travail.

3 - Les lauréats : Laetitia SEDE et Jérémy PAILLET, 1er et 2ème lauréat s

1. Vous avez été récompensés aujourd'hui pour la qualité de votre travail. Cela fait quoi de décrocher une récompense au prix universitaire de l'association AINF ?

LS : J'ai été surprise. C'est une fierté personnelle car j'ai le sentiment déavoir effectué un sacré travail. Il faut dire que j'ai été trés bien encadré avec déexcellents tuteurs !

JP : j'étais trés content. Pour moi, c'est un réel accomplissement. Pour tout le travail fourni sur 3 ans, ça a été payant !

2. Pouvez-vous citer 4 qualificatifs qui caractérisent votre stage, à la fois pour l'entreprise comme pour vous-même ?

LS : Enrichissement, trés bonne expérience, belle perspective, "coute

JP :
Responsabilité, communication, terrain, connaissance

3. Quels conseils donneriez-vous aux futurs stagiaires SST pour vivre une expérience réussie dans l'entreprise et pourquoi pas, obtenir le prix universitaire 2013 ?

LS : Il faut faire preuve d"abnégation,être courageux et surtout faire ce qu'on aime !

JP : Soyez vous-même ! Les s ont besoin d'étre compris, il faut donc en faire des alliés pour pouvoir les tirer vers le haut. C'est surtout un travail d'équipe.

4. Quelles leçons tirez-vous de ce stage pour votre futur parcours professionnel ? Quelles sont les erreurs que vous ne reproduirez plus ?

LS : L"ésprit d'équipe est primordial. Il est important aussi d'étre pluridisciplinaire. Chacun apporte ses idées dans l'équipe et c'est comme ça qu'on atteint l'objectif commun à tout le monde : améliorer les conditions de travail.

JP : J'ai travaillé mon mode de management. Je suis arrivé avec une seule idée en téte qui s'est renforcée tout au long de mon stage : ne pas travailler pour soi-même et sa réussite personnelle mais pour l'intérét généal. On en sort déautant plus grandi.

5. qu'est ce qui a été le plus difficile pour vous : rédiger votre candidature pour le prix universitaire ou s'exprimer devant le public aujourd'hui ?

LS : Faire ma présentation orale ! J'ai démarré avec une boule au ventre mais comme je parlais de ce qui me passionne, tout a été beaucoup mieux ensuite. Je pense que ça s'est bien passé

JP : Aucun des deux, j'ai eu un vrai plaisir à monter le dossier de candidature et j'étais également trés fier d'étre présent aujourd'hui !

PROPOS RECUEILLIS PAR DOROTHEE ABBAS

   

7ème édition 2011-2012, le 29 mai 2012 :
Remise du Prix Universitaire Association AINF