Lauréats 2011 du Prix universitaire - Association Ainf
Améliorer les conditions de travail
 
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Association INterprofessionnelle de France pour la prévention des risques et la promotion de la sécurité et de la santé au travail
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Remise du Prix universitaire AINF 2011 - 7ème édition
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La remise du Prix Universitaire Association AINF 2011 a eu lieu le marcredi 24 mai 2011 au sein de la Fédération régionale du Bâtiment à Marcq-en-Baroeul.

L'invité déhonneur était Michel Ramery, président du Conseil de Surveillance du Groupe Ramery.

Pour sa 7ème édition, la cérémonie de remise du prix universitaire de l'association a été placée sous le signe de l'excellence. Le jury, présidé par Dominique DEPREZ, a récompensé cinq étudiants qui ont su se distinguer par la qualité remarquable de leur mémoire en faveur de la sécurité au travail.

Les lauréats 2011

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Premier Prix : Romain Scouflaire
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Institut d'Ingénierie de la Santé-Université de Picardie Jules Verne

Mémoire de fin d'études réalisé chez Le Creuset sur le thème " on d'un outil déanalyse ergonomique des postes de travail pour la société Le Creuset "

Deuxième Prix ex-aequo: Charlotte Dubois
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Université Charles de Gaulle - Lille 3

Mémoire de fin d'études réalisé au Centre Inter Services de Santé au Travail sur le thème" La polyvalence comme solution aux problèmes de pénibilité , à quelles conditions ? pour le centre inter-services de santé au travail "

Deuxième Prix ex-aequo : Anne-Sophie Czudakiewicz
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Institut d'Ingénierie de la Santé-Université de Picardie Jules Verne

Mémoire de fin d'études chez Norpac sur le thème "Pilotage et suivi de la politique de prévention sur chantier en gros oeuvre étendu pour la société NORPAC "

Nominée : Abigail Catrix
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Hygiène sécurité qualité Environnement à l'université Lille1

Sujet de mémoire : "Rapport des missions sécurité (Document unique, REACH, protocole, etc...) pour la société TRANSPOLE"

Les différentes réactions des personnes intéressées, entreprises, enseignants et lauréats :

1 - Entreprises : LE CREUSET et NORPAC

Personnes interviewées : Martine KERISIT, Responsable sécurité chez Le Creuset et Clément FOUBET, responsable Service prévention Santé sécurité chez NORPAC.


Vous avez accueilli un étudiant de Master 2 de l'université d'Amiens, pour son mémoire de fin d'études au sein de votre entreprise. Quelles sont selon vous, les conditions à réunir pour un stage réussi à la fois pour l'entreprise etl'étudiant?

MK : Léétudiant doit avant toutêtre volontaire etêtre intéressé par le sujet qu'il a choisi. Il faut ensuite le laisser travailler et lui permettre de se consacrer à 100% à son sujet. Ce qui compte le plus : avoir un vrai sujet qui donne envie de s'y investir. Pour l'entreprise, la réussite dépend des attentes du résultat. Il est important que les premières solutions apparaissent avant la fin du stage et quel'étudiant puisse participer au plan déaction.

CF : La réussite du stage dépend beaucoup de l'opérationnalité à produire. Il faut quel'étudiant y trouve un réel intérét. Le sujet du stage doit venir d'un besoin réel pour l'entreprise qui devient alors une priorité pour le stagiaire.

Pensez-vous que les formations universitaires actuelles sont adaptées aux nouvelles contraintes de santé et sécurité au travail dans les entreprises ?

MK : Je connais bien le cursus du Master 2 de l'université d'Amiens que j'ai moi-même suivi. Cette formation est fortement axée sur le terrain. Les enseignants ont su faire évoluer leurs cours en fonction des besoins de l'entreprise. Ce cursus permet aussi déappréhender certaines situations que les étudiants retrouvent ensuite dans un contexte professionnel.

CF : Les personnes du service prévention de NORPAC sont à 80% issus du Master 2 Management de la santé, sécurité et de l'environnement au travail de l'université d'Amiens. Cette formation est en trés bonne adéquation avec nos besoins. Nous travaillons aussi régulièrement avec cette université sur la mise en place de nouveaux programmes et participons à certains jurys.

Quelles améliorations concrétes, le travail des étudiants a-t-il apporté à votre entreprise ?

MK : Romain a apporté son savoir-faire dans les différents services. Il a su montrer ce que la prise en compte de l'ergonomie pouvait améliorer au quotidien. Certains services, comme celui des méthodes, ont été convaincus de l'intérét de la démarche. Son approche visuelle par la vidéo a permis aux personnes non initiées de comprendre instantanément les bénéfices apportés par l'amélioration de l'ergonomie aux postes de travail.

CF : Anne-Sophie a pris une réelle place de responsable sécurité sur le chantier du CH de Calais. Elle a mis en place un outil de sensibilisation opérationnel et adapté aux postes que les compagnons occupent. Aujourdéhui, les fiches déautocontrôles des matériels qu'elle a créés sont désormais utilisées sur les chantiers.

Quels sont les sujets Santé sécurité au travail qui, selon vous, préoccupent le plus les entreprises aujourd'hui ? Quels seront ceux de demain ?

MK : Sans aucun doute, les risques chimiques et les problèmatiques CMR (NDLR : Cancérogène, Mutagène, Reprotoxique). Ensuite les responsabilités pénales de l'employeur sur la pénibilité au travail. Il y aura de plus en plus de dossiers de maladie professionnelle à traiter.

CF : Les TMS (NDLR : Troubles Musculo-Squelettiques) et la gestion des restrictions icales au travail. Il faut de plus en plus adapter le travail aux hommes et non plus le contraire. C'est le sujet pour les 10 ans à venir !

2 - Corps enseignant : Université de Picardie Jules Verne à Amiens

Personnes interviewées : Gilles MAIRESSE, Responsable des stages et relations entreprises et Frédéric TEILLIEZ, Directeur adjoint de l'IUP ingénierie de la Santé.

Deux étudiants de votre université ont été distingués par le prix universitaire de l'association AINF. qu'avez-vous ressenti à l'annonce de cette nouvelle ?

FT : J'ai ressenti un grand plaisir, une reconnaissance du travail accompli par nos deux étudiants. C'est une vraie satisfaction de savoir que les étudiants ont été motivés à oeuvrer pour l'amélioration de la prévention.

GM : J'ai suivi le travail de Romain de prés et je sais qu'il a apporté une réelle plus-value à l'entreprise. Il a obtenu la première meilleure note jamais obtenue auparavant ! Pour Anne-Sophie, ce prix est la récompense d'une belle progression.

Vos étudiants nous ont donné l'exemple d'une expérience réussie en entreprise et leur récente embauche en est la parfaite illustration. Selon vous quels sont les critéres d'un partenariat entreprise/université gagnant ?

FT : Il faut quel'étudiant réponde à une réelle demande de l'entreprise. Tout repose sur la nature de la demande. Partir avec des solutions pré établies par l'entreprise peut mener parfois à l'échec. La demande de l'entreprise doitêtre réfléchie. Il y a un travail préalable à faire de la part de l'entreprise quel'étudiant doit analyser avant déaccepter son stage.

GM : La réussite d'un stage dépend de la synergie du trio formé par l'entreprise, l'université et l'étudiant. Des échanges préalables sont indispensables avant le démarrage du stage afin de s'assurer que toutes les conditions soient réunies pour réussir cette expérience en entreprise qui doit aboutir à un livrable.

Comment décririez-vous l'évolution des formations universitaires dans le domaine de la santé sécurité au travail ces dernières années ?

FT : Jusque les années 90, il n'y avait pas grand chose. Tout s'est énormêment développé ensuite. On a vu apparaitre beaucoup de formations, plus ou moins adaptées.

GM : Parfois les formations en santé sécurité au travail et environnement, ne tiennent pas compte de l'évolution de la demande des entreprises. On rencontre parfois un décalage important entre la théorie de l'université et la pratique en entreprise.

Comment l'université a su adapter ses formations au marché du travail ?

FT : Les étudiants de Master 2 passent la moitié de leur temps sur le terrain en entreprise. Les stages sont trés importants. L'échange permanent entre entreprises et universités est fondamental. Les entreprises nous donnent les exemples à suivre. La moitié de nos enseignants sont des professionnels issus du milieu privé qui nous poussent toujours plus à explorer les secteurs industriels.

GM : L"éssentiel est le partenariat entre les entreprises et l'université. Pour l'université, l'entreprise est un laboratoire. Les solutions qui fonctionnent en entreprise doiventêtre reprises dans les enseignements. Ces applications alimentent les formations.

3 - Les lauréats : Romain SCOUFLAIRE, Premier prix et Anne-Sophie CZUDAKIEWICZ, Deuxième Ex-aequo

Votre sujet de mémoire porte sur l'analyse ergonomique et le management de la prévention. qu'est-ce qui vous a motivé dans le choix de ces sujets ?

RS : Lentreprise avait deux sujets à me proposer. J'ai retenu le sujet sur la on d'un outil déanalyse ergonomique qui correspondait plus à mes attentes et mon savoir-faire. Les cours que j'ai reçus me permettaient aussi plus facilement de répondre à cette demande.

ASC : Je cherchais un stage dans le BTP, secteur que je ne connaissais pas. Je voulais travailler sur un grand projet. j'étais intéressée par cet objectif de déploiement d'une démarche sécurité chez NORPAC. La période de mon stage a coïncidé avec la phase de terrassement sur le chantier du Centre Hospitalier de Calais, ce qui était un bon challenge pour déployer le systéme de management sécurité de NORPAC.

Comment a été vécue votre action auprés du personnel de l'entreprise ?

RS : Cela a plutét bien fonctionné. J'ai travaillé sur un projet fonderie avec les équipes qui ont intégré l'outil pour les aider dans la démarche. L'investissement des équipements identifiés a été réalisé. Les ouvriers demandent aujourd'hui l'analyse ergonomique de leur poste. C'est plutét positif !

ASC : Il y a eu des hauts et des bas. Mais au final, mon action a été bien peréue car elle est aujourd'hui ancrée dans la démarche sécurité des compagnons de NORPAC. Certaines actions sont plus difficiles à mettre en place du fait de l'expérience des personnes qui ont du mal à changer leurs habitudes.

Quels sont les résultats concrets que vous avez pu apporter à l'entreprise ?

RS : A terme, la réduction des TMS. Aujourdéhui, les résultats ne sont pas encore visibles car nous n'avons pas assez de recul. Mais l'implication du personnel est aujourd'hui trés forte et les opérateurs approuvent les améliorations apportées par les analyses ergonomiques réalisées.

ASC : Zéro accident pendant ma période de stage. La mise en place du systéme de management de la sécurité sur le chantier du CH de Calais. Et aussi, deux innovations : les fiches déautocontrôle des matériels par les compagnons et la on d'un outil d'éaluation des risques chimiques.

Que tirez- vous de l'expérience menée dans l'entreprise ?


RS : C'était surtout une expérience humaine: j'étais et je suis tout le temps dans les ateliers. Je suis un des rares cadres à le faire. Cela m"apporte beaucoup. J'ai aussi approfondi mes connaissances en ergonomie. L"aspect humain est trés important pour moi.

ASC : Sur le plan personnel, ce stage m"a permis de m"affirmer, me donner confiance. J'ai renforcé mes connaissances et découvert des aspects techniques que je n'avais pas abordés à l'école. Je me sens plus autonome et prends plus facilement des initiatives.

Quelle a été votre principale motivation à participer au concours de l'association AINF?


RS : La reconnaissance de mon travail. J'avoue, ça fait plaisir de se faire féliciter !

ASC : La valorisation du travail que j'ai réalisé. La remise du prix c'est aussi l'occasion de rencontrer déautres entreprises, de benchmarker !

PROPOS RECUEILLIS PAR DOROTHEE ABBAS

 

6ème édition 2010-2011 : Remise du
Prix Universitaire Association AINF